Archives for the month of: juillet, 2013


Nous sommes tous dotés d’une fonction autonome de régulation émotionnelle.
Qu’il s’agisse d’un grave accident automobile ou d’une rupture affective douloureuse, même si les jours, les semaines, les mois suivants sont difficiles, le traumatisme se résorbe peu à peu, et, alors que nous pensions cela impossible, un jour, nous reconduisons avec insouciance et nous aimons avec bonheur une autre personne. Mais pour certaines personnes, cette régulation ne se fait pas. Le mécanisme est bloqué et, dans la plupart des cas, la perturbation empire avec le temps !
Ces blocages concernent en fait toutes nos difficultés émotionnelles récurrentes, celles qui s’invitent systématiquement dans notre quotidien à la moindre occasion : nos peurs, nos angoisses, nos phobies, nos anxiétés, nos stress, nos agacements, nos inhibitions…

Luc Nicon, au cours de ses recherches sur les difficultés d’apprentissage, a identifié une capacité naturelle qui est à notre disposition pour revivre sensoriellement l’origine de chacun de nos blocages émotionnels pour les réguler définitivement.


Une émotion se manifeste par un ensemble de « sensations physiques » ressenti dans notre corps.
Ces manifestations sont concrètes et descriptibles : palpitations, nœud à l’estomac, bouffées de chaleur…
Si notre corps réagit physiquement lorsque nous sommes confrontés à notre environnement, à nos pensées ou à nos souvenirs, alors nous éprouvons une émotion. Et si les manifestations physiques que nous ressentons sont désagréables, l’émotion l’est également.
Si nous sommes tendus, stressés, angoissés, inhibés, bloqués, c’est parce que notre corps, en réagissant à une stimulation de notre mémoire, produit des sensations physiques indésirables qui ne nous permettent plus d’agir normalement. Ces sensations désagréables sont donc inévitablement en nous. La plupart sont des tensions musculaires et sont aisément repérables pour peu que nous leur portions attention.